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mercredi 2 janvier 2008
Par Michel Tanner,
mercredi 2 janvier 2008 à 09:25 - Cirey sur Blaise
Dans le Prieuré d'Aline Bienfait à Cirey sur Blaise il y a depuis Noël un atelier de campagne qui accueille l'exposition d'hiver de l'artiste. Lire la suite
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dimanche 25 novembre 2007
Par Hubert Saget,
dimanche 25 novembre 2007 à 23:27 - Un peu d'histoire
"Le premier aspect de Cirey était villageaois", écrivait encore Cécile de Noailles, "et c'était un de ses charmes par le contraste de la rusticité apparente avec la recherche intérieure. Les appartements n'étaient pas grands, l'ameublement paraissait simple, mais rien n'y était médiocre et la tenue sans reproche. Lire la suite
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dimanche 4 novembre 2007
Par Hubert Saget,
dimanche 4 novembre 2007 à 00:55 - Un peu d'histoire
1814 - 1815 : La Restauration va succéder aux grands bouleversements de la révolution et de l'Empire. On aurait pu croire que le rétablissement de la royauté s'effectuerait dans l'allégresse. Mais en fait, rien de moins triomphal que la Restauration, qui donne la conscience de son sursis précaire, porte les couleurs du demi-deuil.
Des deux grandes saignées qu'a connues la France, 1792-1815 et 1914-1918, la seconde a été comme masquée par une floraison imprévisible d'écrivains nouveaux. Il n'y a pas eu d'expression littéraire à cette anémie pernicieuse. Sur le plan de l'art, elle correspond plutôt à un trop-plein d'être : l'histoire de la littérature a de ces façons de "passer".
Mais après 1814 au contraire, s'exprime une conscience aiguë de cette hémorragie : la société comme un champ sous la grèle, la retombée brutale après l'énorme effort, l'arrachement de l'exil.
Pour retrouver plus tard cette voix blanche qui est celle des grandes pertes de sang, cette pâleur au front,
ces frissons de feuille morte, cet accent de religiosité frileuse, erratique, automnale, la littérature de
la Révolution russe devra attendre
le Docteur Jivago
de
Pasternack.
C'est dans cette atmosphère très particulière, qui est celles des relevailles sanglantes d'un monde accouché,
qu'il faut désormais nous situer. Lire la suite
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dimanche 28 octobre 2007
Par Hubert Saget,
dimanche 28 octobre 2007 à 23:51 - Un peu d'histoire
"A la lettre de madame de Simiane," écrivait encore Mr Bernard Husson-Godinot, "était joint un cartel Boulle Louis XV que je possède encore à Saint-Dizier.
Elle voulait ainsi remercier mon père Joseph Verrat qui la sauva de l'échafaud en allant trouver à Paris le
conventionnel Laloy de Doulevant.
Ce dernier put en effet la faire transférer de la prison de Saint-Lazare à l'infirmerie et peu après arrivait
la chute de Robespierre le 19 thermidor (17 juillet 1994).
Madame Macusson de Rosnes est la petite-fille du colonel Macusson, né à Bar en 1784, garde de la Manche du roi
Louis XVI. Il se trouvait le 10 août 1792 aux Tuileries, fut arrêté et pu prendre la fuite.
Il décéda à Rosnes à 84 ans en 1818, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandeur de l'ordre
noble de Saint-Hubert du Barrois. Cette famille d'origine écossaise était venue en France à la suite de Jacques II (Stuart)." Lire la suite
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dimanche 21 octobre 2007
Par Hubert Saget,
dimanche 21 octobre 2007 à 23:46 - Un peu d'histoire
Jean-Nicolas Laloy (1745-1804) était médecin. Il prit une part très active à la formation du département et il n'est pas excessif de dire que la Haute-Marne lui doit son actuelle configuration. On a soutenu que Bar-sur-Aube, qui avait d'abord été incluse dans le département, s'en est retrouvée exclue parce que les frères Laloy avaient une partie de leur famille dans la région de Langres.
Pierre-Antoine (1749-1846) né à Doulevant, était magistrat. Il nota la déchéance et la mort du roi, mais il intervint constamment pour atténuer les rigueurs de la loi, et parvint à arracher à la mort plusieurs condamnés. Son action en faveur de madame de Simiane ne fut donc pas isolée. La seconde Restauration exila pourtant le conventionnel régicide. Il se réfugia à Mons, dans une famille d'artisans, revint en France en 1830.
Un homme d'Etat dont il avait sauvé la vie en 1793 lui fit obtenir une pension. Il put alors se consacrer à des études d'histoire de la Champagne et mourut presque centenaire à Chaumont. Madame de Simiane ne cessa de lui témoigner de la gratitude.
Voici une lettre relative à cette période, très émouvante et significative de ces évènements. Elle me fut adressée de Saint-Dizier le 5 juin 1982 par Mr Bernard Husson-Godinot : Lire la suite
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dimanche 14 octobre 2007
Par Hubert Saget,
dimanche 14 octobre 2007 à 22:39 - Un peu d'histoire
Elle aurait été, selon l'abbé Piot la dernière de six enfants. Mr Lachaud fait observer qu'en fait, trois de ses frères étaient plus jeunes qu'elle : Alexandre, abbé de Condes et de Rivaux (1762 - 1812), enterré dans l'eglise de Cirey; Roger (1765 - 1823) et Gaston (1771 - 1808). En revanche, Charles (1758 - 1829) était plus âgé. On ne sait rien des deux autres enfants.
C'est à seize ans qu'elle avait épousé, en 1777, Charles-François de Simiane, petit-neveu de madame de Sévigné, lui aussi mineur. Lire la suite
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samedi 6 octobre 2007
Par Hubert Saget,
samedi 6 octobre 2007 à 23:26 - Un peu d'histoire
Madame du Châtelet, arrêtée dans son hôtel de la rue de Grenelle, le 7 septembre 1792, fut remise en liberté le 17 février 1793. Elle se réfugia alors chez sa cousine, la duchesse de Gramont, l'hôtel de Grenelle étant mis sous scellés.
Les deux femmes furent arrêtées le 19 septembre. Elle invoquèrent leur âge (plus de soixante ans) et leur mauvais état de santé pour obtenir leur transfert de la prison des Anglais, où elles étaient incarcérées, dans la maison de santé du citoyen Belhomme, à Charonne, qui hébergeait de nombreux inculpés, capables de payer un loyer.
Elles n'y demeurèrent que dix-huit jours, à l'issue desquels on les transféra dans la prison de la Petite Force. Que s'était-il passé ? Velhomme fut accusé d'avoir exigé des deux femmes un prixc de pension exorbitant qu'elles n'auraient pu régler, contribuant ainsi à leur perte. Belhomme fut arrêté, puis relâché.
Madame du Châtelet et madame de grammont passèrent trois mois à la Petite Force, puis six semaines à Port Libre qu'elle quittèrent pour l'échafaud, le 21 avril 1794. madame du Châtelet, dit l'abbé Piot, passa la nuit en prières, pour se préparer à la mort.
Ainsi finirent les derniers représentants de cette grande famille du Chatelêt, dont les différentes branches s'étaient successivement éteintes.
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vendredi 14 septembre 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 14 septembre 2007 à 17:55 - Un peu d'histoire
Florent-Marie n'eut pas d'enfants; mais il avait une nièce, sur laquelle s'était portée toute son affection,
très aimée aussi de Mme du Châtelet : c'était la future Madame de Simiane, Diane-Adélaïde de Damas,
fille de Jacques-François et de Zéphirine-Félicité de Rochechouart, sœur de la duchesse du
Châtelet.
Elle avait épousé en 1777 Charles-François de Simiane, officier au service de la France, mort en 1784.
Depuis la mort de son mari, Mme de Simiane avait peu quitté son oncle et sa tante; elle était traitée par eux comme
leur propre fille. Lire la suite
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vendredi 7 septembre 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 7 septembre 2007 à 20:13 - Un peu d'histoire
Florent-Louis-Marie du Châtelet, fils de Florent-Claude et de Gabrielle-Emilie de Breteuil, naquit à Semur en Auxois le 20 novembre 1727. En 1740, il portait le titre de marquis du Châtelet. Plus tard, il pris celui de comte de Lomont, puis celui de comte du Châtelet-Lomont. Enfin, de 1770 à 1781, il porte le titre de duc du Châtelet de Haraucourt. Lire la suite
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samedi 1 septembre 2007
Par Michel Tanner,
samedi 1 septembre 2007 à 21:03 - Doulevant le Chateau
Conséquense spectaculaire d'un cambriolage à Doulevant le Château : une partie de la vallée de la Blaise a été privée de téléphone pendant une bonne partie de la journée.
Cela s'est passé dans la nuit de vendredi à samedi, entre 0h30 et 1h30, des cambrioleurs on visité les locaux de Gamm Vert, un magasin de fournitures agricoles et de jardinage, installé sur la zone artisanale de Doulevant le Château.
Les malfaiteurs se sont introduits dans l'établissement en passant par un bureau sur le côté du magasin. Ils ont fouillé tous les locaux mais sont, semble-t-il, repartis avec un butin pour le moins très maigre... Un stock de grosses piles électriques. Toutefois les responsables de l'entreprise font encore l'inventaire.
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jeudi 30 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 30 août 2007 à 14:53 - Un peu d'histoire
Pour le survol en hélicoptère du parc à sangliers, ce fut le commandant Pacalon (devenu ensuite général) qui me pilota pour la première fois, accompagné d'un photographe muni d'un altiphote (appareil qui permet de prendre des photos du terrain à partir des avions).
Il vint se poser d'abord dans une prairie qui nous appartenait, en face de la maison pour me prendre à son bord, mais il n'avait pas dit qu'il serait accompagné d'un autre hélico, un H.34 (Sikorski) beaucoup plus gros, intéressé par la manip.
Premier résultat: les génisses de l'agriculteur voisin brisèrent leur clôture, effrayées par le bruit, tandis que la paille recouvrant les fraisiers de notre voisine Marcelle (on était en avril) montait sur le toit de sa maison, aspirée par un cône d'air. Lire la suite
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vendredi 24 août 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 24 août 2007 à 21:12 - Un peu d'histoire
Tous les chiens de Cirey ne devaient pas leur célébrité à leur valeur. Il y avait aussi un certain "bruno" du Jura que tous les chasseurs de Cirey connaissaient : extrêmement lent et particulièrement bien "gorgé", il ne chassait ... que son maître ! Etant donné que Paul Ramonbas marchait très vite, le bruno beaucoup moins, l'écart se creusait entre eux dès les premiers pas et s'accentuait tout l'après-midi, au point que le bruno mettait parfois trois jours à "refaire" la voie de son patron, avec des abois chantants qui étaient du meilleur effet et constituaient une fond sonore donnant à croire aux non initiés qu'il s'agissait de quelque gibiers à la trace difficile à démêler. Paul refusait énergiquement de le laisser au chenil, comme tout le monde l'en conjurait. Lire la suite
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jeudi 16 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 16 août 2007 à 23:32 - Un peu d'histoire
Tous les chiens de chasse de Cirey ne valaient pas tango, Biscotine et Tommy. De ce dernier, qui nous appartenait, je ne vous ai pas encore parlé. Mais si l'expression "chien de génie" a un sens, c'est à lui qu'elle peut s'appliquer. Nous l'avions eu de Marcel Thièblemont, de Nully. Rien ne le distingait à priori des autres, si ce n'est son regard de feu. Capable d'un attachement sans réserve à ses maîtres, il les aurait défendus contre vents et marées. Griffon de taille moyenne, blanc, noir et feu, il descendait des cheins de berger de la région. Son courage était sans limite. Le dimanche, il accompagnait Odile, ma future femme, en promenade dans les environs, et malheur à qui aurait esquissé contre elle un geste d'agression. Lire la suite
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vendredi 10 août 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 10 août 2007 à 09:08 - Un peu d'histoire
Mais voici maintenant quelques aventures tragi-comiques, auxquelles nous avons assisté à Cirey :
un célèbre braconnier, néanmoins châtelain des environs, avait coutume de se faufiler sous bois à proximité des
enceintes que l'on battait, pour tenter d'y tuer quelque gibier "dérobé", clandestinement, cela va sans dire.
Excellente, mais dangereuse tactique, qui lui avait toujours réussi, jusqu'au jour où il poussa le bouchon un peu
trop loin : les chasseurs montaient silencieusement la "ligne de la Croix" (ainsi nommée parce qu'elle passe Ã
la "Petite Fontaine", où se trouve le cénopathe du dernier marquis de Damas, tué dans un accident de chasse),
à 100 mètres les uns des autres.
Le chasseur de tête, H. Y., Excellent tireur mais un peu "chaud de la gâchette", voit passer sous bois
une silhouette courbée, sombre, qu'il prend pour une biche. Mon père qui le suivait le voit longuement épauler,
puis tirer. Aussitôt s'élèvent des cris d'homme, déchirants. On se précipite pour trouver le braconnier, baignant
dans son sang (il avait été touché par les chevrotines, dont une à dix millimètres de la carotide.) Pendant qu'on
lui fait un point de compression, Paul Ramonbas, arrive sur les lieux. Lire la suite
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jeudi 2 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 2 août 2007 à 08:59 - Un peu d'histoire
Paul Ramonbas, garde-chef, assisté de deux excellents collaborateurs, Marcel Seguin et Lucien Vanel, dirigeait les opérations.
Il faut que je vous le présente, car il est resté dans la mémoire de tous ceux qui l'on connu, le type même du piqueur de grande maison. Il habitait au-dessus des écuries, dans les communs du XVIIIème siècle, et sa demeure était un véritable sanctuaire de la chasse, que je visitais toujours avec émerveillement, décorée de fusils, dagues, trompes de chasse, trophées, située à proximité de la forêt. Il pouvait ainsi gagner les bois sans être vu , soir et matin, et sa garderie était d'une efficacité redoutée des braconniers, n'hésitant pas à surveiller une tendue de collets à chevreuils en alternance des "trois-huit" avec ses collègues; ayant à cœur les intérêts du domaine, auquel il s'était identifié, au point d'admettre mal que les sociétés voisines puissent réussir de beaux tableaux. Lire la suite
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