Le journal de Doulevant-le-Château et des environs (Haute-Marne)

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dimanche 25 novembre 2007

Cirey au début du XIXe sciècle par Cécile de Noailles (2)

"Le premier aspect de Cirey était villageaois", écrivait encore Cécile de Noailles, "et c'était un de ses charmes par le contraste de la rusticité apparente avec la recherche intérieure. Les appartements n'étaient pas grands, l'ameublement paraissait simple, mais rien n'y était médiocre et la tenue sans reproche.

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dimanche 4 novembre 2007

Cirey au début du XIXe sciècle par Cécile de Noailles (1)

1814 - 1815 : La Restauration va succéder aux grands bouleversements de la révolution et de l'Empire. On aurait pu croire que le rétablissement de la royauté s'effectuerait dans l'allégresse. Mais en fait, rien de moins triomphal que la Restauration, qui donne la conscience de son sursis précaire, porte les couleurs du demi-deuil.

Des deux grandes saignées qu'a connues la France, 1792-1815 et 1914-1918, la seconde a été comme masquée par une floraison imprévisible d'écrivains nouveaux. Il n'y a pas eu d'expression littéraire à cette anémie pernicieuse. Sur le plan de l'art, elle correspond plutôt à un trop-plein d'être : l'histoire de la littérature a de ces façons de "passer".

Mais après 1814 au contraire, s'exprime une conscience aiguë de cette hémorragie : la société comme un champ sous la grèle, la retombée brutale après l'énorme effort, l'arrachement de l'exil.

Pour retrouver plus tard cette voix blanche qui est celle des grandes pertes de sang, cette pâleur au front, ces frissons de feuille morte, cet accent de religiosité frileuse, erratique, automnale, la littérature de la Révolution russe devra attendre le Docteur Jivago de Pasternack.

C'est dans cette atmosphère très particulière, qui est celles des relevailles sanglantes d'un monde accouché, qu'il faut désormais nous situer.

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