Le journal de Doulevant-le-Château et des environs (Haute-Marne)

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dimanche 28 octobre 2007

Madame de simiane (3)

"A la lettre de madame de Simiane," écrivait encore Mr Bernard Husson-Godinot, "était joint un cartel Boulle Louis XV que je possède encore à Saint-Dizier. Elle voulait ainsi remercier mon père Joseph Verrat qui la sauva de l'échafaud en allant trouver à Paris le conventionnel Laloy de Doulevant. Ce dernier put en effet la faire transférer de la prison de Saint-Lazare à l'infirmerie et peu après arrivait la chute de Robespierre le 19 thermidor (17 juillet 1994).

Madame Macusson de Rosnes est la petite-fille du colonel Macusson, né à Bar en 1784, garde de la Manche du roi Louis XVI. Il se trouvait le 10 août 1792 aux Tuileries, fut arrêté et pu prendre la fuite. Il décéda à Rosnes à 84 ans en 1818, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandeur de l'ordre noble de Saint-Hubert du Barrois. Cette famille d'origine écossaise était venue en France à la suite de Jacques II (Stuart)."

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dimanche 21 octobre 2007

Madame de Simiane (2)

Jean-Nicolas Laloy (1745-1804) était médecin. Il prit une part très active à la formation du département et il n'est pas excessif de dire que la Haute-Marne lui doit son actuelle configuration. On a soutenu que Bar-sur-Aube, qui avait d'abord été incluse dans le département, s'en est retrouvée exclue parce que les frères Laloy avaient une partie de leur famille dans la région de Langres.

Pierre-Antoine (1749-1846) né à Doulevant, était magistrat. Il nota la déchéance et la mort du roi, mais il intervint constamment pour atténuer les rigueurs de la loi, et parvint à arracher à la mort plusieurs condamnés. Son action en faveur de madame de Simiane ne fut donc pas isolée. La seconde Restauration exila pourtant le conventionnel régicide. Il se réfugia à Mons, dans une famille d'artisans, revint en France en 1830.

Un homme d'Etat dont il avait sauvé la vie en 1793 lui fit obtenir une pension. Il put alors se consacrer à des études d'histoire de la Champagne et mourut presque centenaire à Chaumont. Madame de Simiane ne cessa de lui témoigner de la gratitude.

Voici une lettre relative à cette période, très émouvante et significative de ces évènements. Elle me fut adressée de Saint-Dizier le 5 juin 1982 par Mr Bernard Husson-Godinot :

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dimanche 14 octobre 2007

Madame de Simiane (1)

Elle aurait été, selon l'abbé Piot la dernière de six enfants. Mr Lachaud fait observer qu'en fait, trois de ses frères étaient plus jeunes qu'elle : Alexandre, abbé de Condes et de Rivaux (1762 - 1812), enterré dans l'eglise de Cirey; Roger (1765 - 1823) et Gaston (1771 - 1808). En revanche, Charles (1758 - 1829) était plus âgé. On ne sait rien des deux autres enfants.

C'est à seize ans qu'elle avait épousé, en 1777, Charles-François de Simiane, petit-neveu de madame de Sévigné, lui aussi mineur.

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samedi 6 octobre 2007

Cirey après Voltaire : Fin tragique du dernier des du Châtelet

Madame du Châtelet, arrêtée dans son hôtel de la rue de Grenelle, le 7 septembre 1792, fut remise en liberté le 17 février 1793. Elle se réfugia alors chez sa cousine, la duchesse de Gramont, l'hôtel de Grenelle étant mis sous scellés.

Les deux femmes furent arrêtées le 19 septembre. Elle invoquèrent leur âge (plus de soixante ans) et leur mauvais état de santé pour obtenir leur transfert de la prison des Anglais, où elles étaient incarcérées, dans la maison de santé du citoyen Belhomme, à Charonne, qui hébergeait de nombreux inculpés, capables de payer un loyer.

Elles n'y demeurèrent que dix-huit jours, à l'issue desquels on les transféra dans la prison de la Petite Force. Que s'était-il passé ? Velhomme fut accusé d'avoir exigé des deux femmes un prixc de pension exorbitant qu'elles n'auraient pu régler, contribuant ainsi à leur perte. Belhomme fut arrêté, puis relâché.

Madame du Châtelet et madame de grammont passèrent trois mois à la Petite Force, puis six semaines à Port Libre qu'elle quittèrent pour l'échafaud, le 21 avril 1794. madame du Châtelet, dit l'abbé Piot, passa la nuit en prières, pour se préparer à la mort.

Ainsi finirent les derniers représentants de cette grande famille du Chatelêt, dont les différentes branches s'étaient successivement éteintes.