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jeudi 30 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 30 août 2007 à 14:53 - Un peu d'histoire
Pour le survol en hélicoptère du parc à sangliers, ce fut le commandant Pacalon (devenu ensuite général) qui me pilota pour la première fois, accompagné d'un photographe muni d'un altiphote (appareil qui permet de prendre des photos du terrain à partir des avions).
Il vint se poser d'abord dans une prairie qui nous appartenait, en face de la maison pour me prendre à son bord, mais il n'avait pas dit qu'il serait accompagné d'un autre hélico, un H.34 (Sikorski) beaucoup plus gros, intéressé par la manip.
Premier résultat: les génisses de l'agriculteur voisin brisèrent leur clôture, effrayées par le bruit, tandis que la paille recouvrant les fraisiers de notre voisine Marcelle (on était en avril) montait sur le toit de sa maison, aspirée par un cône d'air. Lire la suite
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vendredi 24 août 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 24 août 2007 à 21:12 - Un peu d'histoire
Tous les chiens de Cirey ne devaient pas leur célébrité à leur valeur. Il y avait aussi un certain "bruno" du Jura que tous les chasseurs de Cirey connaissaient : extrêmement lent et particulièrement bien "gorgé", il ne chassait ... que son maître ! Etant donné que Paul Ramonbas marchait très vite, le bruno beaucoup moins, l'écart se creusait entre eux dès les premiers pas et s'accentuait tout l'après-midi, au point que le bruno mettait parfois trois jours à "refaire" la voie de son patron, avec des abois chantants qui étaient du meilleur effet et constituaient une fond sonore donnant à croire aux non initiés qu'il s'agissait de quelque gibiers à la trace difficile à démêler. Paul refusait énergiquement de le laisser au chenil, comme tout le monde l'en conjurait. Lire la suite
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jeudi 16 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 16 août 2007 à 23:32 - Un peu d'histoire
Tous les chiens de chasse de Cirey ne valaient pas tango, Biscotine et Tommy. De ce dernier, qui nous appartenait, je ne vous ai pas encore parlé. Mais si l'expression "chien de génie" a un sens, c'est à lui qu'elle peut s'appliquer. Nous l'avions eu de Marcel Thièblemont, de Nully. Rien ne le distingait à priori des autres, si ce n'est son regard de feu. Capable d'un attachement sans réserve à ses maîtres, il les aurait défendus contre vents et marées. Griffon de taille moyenne, blanc, noir et feu, il descendait des cheins de berger de la région. Son courage était sans limite. Le dimanche, il accompagnait Odile, ma future femme, en promenade dans les environs, et malheur à qui aurait esquissé contre elle un geste d'agression. Lire la suite
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vendredi 10 août 2007
Par Hubert Saget,
vendredi 10 août 2007 à 09:08 - Un peu d'histoire
Mais voici maintenant quelques aventures tragi-comiques, auxquelles nous avons assisté à Cirey :
un célèbre braconnier, néanmoins châtelain des environs, avait coutume de se faufiler sous bois à proximité des
enceintes que l'on battait, pour tenter d'y tuer quelque gibier "dérobé", clandestinement, cela va sans dire.
Excellente, mais dangereuse tactique, qui lui avait toujours réussi, jusqu'au jour où il poussa le bouchon un peu
trop loin : les chasseurs montaient silencieusement la "ligne de la Croix" (ainsi nommée parce qu'elle passe Ã
la "Petite Fontaine", où se trouve le cénopathe du dernier marquis de Damas, tué dans un accident de chasse),
à 100 mètres les uns des autres.
Le chasseur de tête, H. Y., Excellent tireur mais un peu "chaud de la gâchette", voit passer sous bois
une silhouette courbée, sombre, qu'il prend pour une biche. Mon père qui le suivait le voit longuement épauler,
puis tirer. Aussitôt s'élèvent des cris d'homme, déchirants. On se précipite pour trouver le braconnier, baignant
dans son sang (il avait été touché par les chevrotines, dont une à dix millimètres de la carotide.) Pendant qu'on
lui fait un point de compression, Paul Ramonbas, arrive sur les lieux. Lire la suite
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jeudi 2 août 2007
Par Hubert Saget,
jeudi 2 août 2007 à 08:59 - Un peu d'histoire
Paul Ramonbas, garde-chef, assisté de deux excellents collaborateurs, Marcel Seguin et Lucien Vanel, dirigeait les opérations.
Il faut que je vous le présente, car il est resté dans la mémoire de tous ceux qui l'on connu, le type même du piqueur de grande maison. Il habitait au-dessus des écuries, dans les communs du XVIIIème siècle, et sa demeure était un véritable sanctuaire de la chasse, que je visitais toujours avec émerveillement, décorée de fusils, dagues, trompes de chasse, trophées, située à proximité de la forêt. Il pouvait ainsi gagner les bois sans être vu , soir et matin, et sa garderie était d'une efficacité redoutée des braconniers, n'hésitant pas à surveiller une tendue de collets à chevreuils en alternance des "trois-huit" avec ses collègues; ayant à cœur les intérêts du domaine, auquel il s'était identifié, au point d'admettre mal que les sociétés voisines puissent réussir de beaux tableaux. Lire la suite
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