Cybermanifestation, késako ?

L'idée est simple : profiter de la virtualité d'internet pour manifester là où c'est sensible. Par exemple, sur la place Tiananmen à Pékin ou la place Ben Ali en Tunisie. Les lieux choisis pour ces manifestations virtuelles sont des endroits où il est normalement impossible de manifester physiquement.

Manifestations virtuelle mais de vrais gens sont derrière les avatars des manifestants.

Concrètement, pour manifester, "les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, en Chine, en Corée du Nord, à Cuba, en Egypte, en Erythrée, en Tunisie, au Turkménistan et au Viêt-nam" explique-t-on sur le site de Reporters sans frontières.

"Cette chasse aux mal-pensants de la Toile est d’autant plus efficace que de grandes entreprises occidentales se font les complices de ces gouvernements dans la traque aux ’fauteurs de troubles’. En 2007, l’entreprise américaine Yahoo ! a présenté ses excuses pour le ’malentendu’ qui a mené le journaliste Shi Tao en prison pour dix ans. Au total quatre cyberdissidents chinois lui doivent d’être détenus. Elle se serait contentée ’d’obéir aux lois locales’ qui la contraignent à identifier des internautes jugés dangereux...", indique Reporters sans frontières.

L'organisation met à disposition un guide pratique du blogueur et du cyberdissident. Ce guide rassemble des conseils et des astuces techniques pour lancer son blog dans de bonnes conditions et contourner la censure sur Internet. Il explique comment bloguer anonymement et propose les témoignages de blogueurs d’Egypte et de Birmanie notamment.

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