Pourquoi n'annuler que les subventions ?

Mais, d'autre délibérations ont été votées lors de cette séance : la mise à disposition de locaux municipaux pour entreposer du matériel et des véhicules de la codecom; La vente d'une ancienne benne à ordures à monsieur Royer (qui était à ce moment conseiller municipal d'opposition)... Sans parler des questions diverses où les travaux prévus à l'époque sur la place Burgeat avaient été remis en question par Marie-Hélène Burgeat si l'on en croit le compte-rendu de la réunion.

Mais le jugement ne concerne qu'une seule délibération : "La délibération du conseil municipal de Doulevant le Château du 22 avril 2005 relative aux subventions pour 2005 est annulée."

Pourquoi cette limitation ? Pourquoi les autres délibérations, prises dans le même contexte, ne sont-elles pas annulées ?

Pour comprendre, il faut lire attentivement le jugement du tribunal administratif.

La demande initiale de J-P Lebrun était "l'annulation des délibérations du dernier conseil municipal." Demande imprécise mais le conseiller municipal semble avoir précisé plus tard sa requête, c'est du moins ce que rapporte le jugement : "considérant, eu égard aux écritures du requérant, que les conclusions dirigées contre les délibérations du dernier conseil municipal doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la délibération du 22 avril 2005 relative aux subventions 2005..."

Le maire ne s'est pas expliqué

Enfin, pour être équitable, il faut également rapporter que, si le maire avait effectivement tort, comme le rappelle le tribunal, José Pillard n'a pas apporté d'explication sur sa conduite. Pourquoi ? Là encore les juges apportent un éclaircissement. Le 3 mai 2007, le conseil municipal a voté une délibération refusant au maire l'autorisation de défendre la commune dans ce dossier. Le tribunal ne pouvait donc plus entendre José Pillard : "les mémoires de la commune sont irrecevables et sont écartés."

Certes la loi autorise cela mais c'était peut-être manquer de fair-play que d'empêcher ainsi le maire de de faire entendre. D'un autre côté, pourquoi le maire n'a-t-il pas fait défendre la commune par un avocat ?

Tout ceci laisse hélas penser que l'on était loin, d'un côté comme de l'autre, de la défense des intérêts de la commune.

Finalement, le maire est toujours en place, en apparence plus fort que jamais, l'opposition est sortie du jeu et les associations payent l'addition.

Car la commune va-t-elle un jour régler les 5300 euros qui avaient été affectés aux associations et à l'aide sociale ?

Interrogé sur ce point, José Pillard, qui affirme que ces sommes n'ont finalement jamais été payées "car le budget 2005 avait été rejeté par l'opposition majoritaire", indique qu'il s'en remet au préfet de la Haute-Marne.

Jean-Pierre Lebrun, pour sa part, retiré des affaires municipales, a refusé de commenter la décision.

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