Il est malgré tout arrêté à la fin de l'année. Enfermé à la Conciergerie, le moral lui manqua pour attendre stoïquement la mort. Il se frappait la tête contre les murs pour tenter de mettre fin à ses jours. Il tenta de se fendre le côté avec un éclat de verre, mais il ne put que s'inonder de sang et fut conduit dans cet état à l'échafaud. Après avoir été condamné à mort le 13, il fut exécuté le 14 décembre 1793. Le guidon aux armes de France dont il avait été trouvé nanti fut traîné dans la boue jusqu'au lieu de l'exécution.

L'abbé Picot cite un article fort intéressant de la "Nouvelle Minerve", reproduit dans "l'Echo Français" du 14 juin 1837, d'après lequel un nommé Sébastien Lacroix, l'un des meneurs les plus ardents du Club des Cordeliers, qui avait contracté certaines obligations envers le duc du Châtelet, l'aurait hébergé pendant un certain temps en le faisant passer pour un domestique.

Un témoin raconte que Lacroix, courtois et bon pour tout le monde, traitait avec une hauteur et un dédain marqués cet "officieux" comme on disait alors, qu'il appelait "Scapin".

Ce serviteur, de taille moyenne, à la physionomie distinguée, ne regardait jamais personne en face.

Quand fut annoncé par le journal l'exécution du duc du Châtelet, lacroix en l'apprenant s'exclama : "Que n'est-il resté chez moi ! J'aurais donné ma vie pour la sienne. J'aurais dû le retenir ! Je ne m'en consolerai jamais."

Ainsi, cet ardent révolutionnaire avait exposé sa vie pour sauver celle du bienfaiteur de sa famille !

Admirateur de Danton, il détestait Robespierre. Des paroles imprudentes qu'il prononça contre le futur dictateur, le conduisirent à l'échafaud le 15 avril 1794 (je parle, bien sûr, de Sébastien lacroix).

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