"Appelez ma femme, je suis mort", gémit le braconnier.

"T'es pas mort, puisque tu gueules !" lui répond Paul pour qui un braconnier, bien que blessé, demeurait un coupable, justement puni par la Justice immanente.

Il s'en tira avec trois semaines d'hospitalisation, et une condamnation.

Autre scène moins dramatique : parmi les invités "de marque" venait de Paris une célèbre entraîneur de chevaux, M., de l'écurie de madame V. Un jour qu'il était en poste, passe près de lui un renard, qu'il ne tire pas. Son voisin, M. Geoffroy, de Troyes, pour qui la chasse était une seconde nature et qui avait son franc-parler, le hèle :

"Eh bien, vous ne tirez donc pas les renards ?"

"Soyez tranquille", répond M., "le prochain n'y coupera pas !"

Dix minutes plus tard, un coup de fusil suivi de cris de chien lamentables : M. venait de tuer Biscotine, la meilleure chienne de Paul ! Il n'eut plus qu'à revenir au château, humble et repentant, non sans avoir reçu un bon savon de Paul, tout invité de marque qu'il fut !

Là-dessus, M. prend le train à Bar sur Aube pour rentrer à Paris. Il se trouve dans le même compartiment que madame d'Harcourt, épouse de l'amiral de sœur de M. de salignac, à qui, dans la conversation, il apprend qu'il participait à la chasse de la veille.

"Beau tableau", dit madame d'Harcourt, "dommage qu'un impbécile nous ait tué notre meilleur chien."

"Limbécile n'est pas loin, madame", répond M.

Depuis lors, faut-il ajouter qu'oncques ne le revîmes, comme on disait dans les romans d'autrefois.

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