Peu avant 9 heures, ils étaient plusieurs dizaines présents sur le piquet de grève, des hommes et des femmes employés à la production ou dans les bureaux, et une délégation s'affairait dans le local syndical pour préparer une éventuelle réunion avec le directeur général d'Eurofence.

Sixième jour de grève à l'usine Eurofence de Doulevant le Château; (Haute-Marne)

C'est donc dans l'espoir et l'attente d'une reprise des négociations que les grévistes entament ce sixième jour de grève toujours aussi motivés, semble-t-il.

La revendication est toujours la même : compensation de la perte de la prime de participation (environ un mois de salaire) qui ne sera pas payée cette année en raison du manque de bénéfices. Mais, selon les grévistes, l'entreprise a fait des bénéfices mais ceux-ci ont été absorbés par les frais du groupe suédois Gunnebo, auquel appartient l'usine. Les salariés en grève contestent ces frais, qui auraient plus que doublés en 2006, reposant essentiellement sur les rémunérations du PDG et des cadres supérieurs du groupe, selon le syndicat CGT.

Mais, le temps passant, la question du paiement des jours de grève est de plus en plus souvent posée par les grévistes : "On pouvait arriver à un accord vendredi mais la direction a interrompu sans raison les négociations jeudi soir. Si la grève se prolonge, c'est de sa faute" expliquait ce week-end un salarié d'Eurofence.

Photos M. tanner

Ajouter cette page à Mister Wong Ajouter cette page à Bookmark.fr Scoop it!