Il est décidé qu'à Cirey, cette opération se fera le 24 dans les bois tenant aux finages de Beurville, Arnancourt, Bouzoncourt, et le 25 dans ceux tenant aux finages d'Arnancourt, Doulevant, Charmes-la-Grande, Leschères. 17 tireurs et 36 traqueurs sont requis. Ceux qui ne seront pas au rendez-vous seront poursuivis. Enfin les hommes et les garçons non réquisitionnés verseront chacun un franc pour rétribuer les traqueurs. Les gardes-forestiers veilleront à ce qu'il ne soit tiré que les loups, les renards et blaireaux.

Jacques Thiellant, adjoint, et Claude Prèvost, "chasseur" de Madame de Simiane, dirigeront la battue.

Six loups et une louve seront tirés, avec l'aide des habitants de Blumerey et de ceux de Beurville.

Il n'est plus question de droit de chasse, dans les archives du Conseil jusqu'en 1855, où il est précisé que celui relatif aux bois communaux, fait toujours l'objet de baux, parce que "cette mise en ferme créé à la commune une ressource qui depuis un temps immémorial fait partie des recettes ardinaires de son budget."

La superficie des bois communaux de Cirey était au milieu du siècle de 79 ha, dont 52 ha pour la Coppe et la Réserve, 27 ha pour l'Arrey. En 1861, le premier de ces lots est loué 250 francs, le second 200 francs par an.

Lors du renouvellement des baux de 1885, on demande que l'adjudicataire soit tenu de donner chaque année, gratuitement et en temps opportun, à la compagnie des pompiers, un chevreuil d'un poids ordinaire pour leur fête de Saint-Nicolas.

Pendant la guerre de 1870, les loups deviennent à nouveau plus nombreux, et surtout plus agressifs : un soldat qui revenait de la guerre est dévoré par une bande de loups dans la vallée qui descend de Marbéville à Vignory.

Le 15 février 1874, René Piot, piqueur du marquis de Damas, déclare avoir tiré un mâle et une femelle, et un autre le lendemain. En 1883, M. Comte, administrateur du domaine de Cirey, demande l'autorisation de déposer des appâts empoisonnés dans certain bois pour y détruire les loups. L'autorisation est refusée par le sous-préfet.

Les loups étaient-ils réellement dangereux ? Ils l'étaient davantage en péroide de guerre où l'habitude de dévorer les cadavres les enhardissait à attaquer les hommes. M. Lachaud rapporte l'histoire d'une vieille femme d'un village voisin égorgée alors qu'elle ramassait de la faîne.

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