Selon l'Institut de sondages CSA, Nicolas Sarkozy remporterait l'élection présidentielle à hauteur de 53,5% des suffrages.

L'hypocrisie des estimations interdites

Celles et ceux qui ont accès à l'Internet le savaient avec quasi-certitude depuis 17h45 : ce n'est pas cette année que les français donneront du "Madame la Présidente de la République."

Avant même 18 heures, on pouvait lire sur le site du quotidien Belge Le Soir de Bruxelles que des estimations provenant de "sources proches des renseignements généraux français" annonçaient que Nicolas Sarkozy "remporterait 54% des suffrages."

Mais il était impossible d'en faire état sur Doulevant Info, comme sur n'importe quel autre site web français, puisque la loi l'interdit strictement et que les sanctions pénales sont très lourdes.

Il faudra quand-même que cette question soit solutionnée un jour : sans prendre parti pour ou contre la publication d'estimations anticipées, il est en effet complètement incongru de les interdire dans notre pays alors que n'importe quel internaute peut y avoir accès librement sur de nombreux sites étrangers ! Quelle hypocrisie !!

Les voix centristes ont manqué

Les différents appels du PS à la mobilisation anti-Sarkozy n'auront pas été entendus. La candidate socialiste n'a pas comblé son retard du premier tour. Le plein des voix de gauche était probablement déjà fait et il semble que les électeurs centristes aient plutôt voté pour le candidat UMP, contrairement à Bayrou qui avait déclaré, à l'issue du débat entre les deux candidats, qu'il ne voterai pas Sarkozy.

Un candidat souvent qualifié de "dangereux" par des composantes de gauche, mais aussi par des observateurs étrangers, comme la journaliste Belge Joëlle Meskens. Mais, à l'évidence, une majorité de français n'éprouvent pas de crainte envers Nicolas Sarkozy.

Des renforts de polices dans les zones sensibles

Toutefois le ministère de l'intérieur a pris des mesures spéciales, dès l'après-midi. En effet, Le Soir de Bruxelle rapporte des sources policières, selon lesquelles, "une forte mais discrète mobilisation policière doit être mise en place" dans la soirée, "à Paris et en banlieue en prévision d'éventuelles violences."

Selon le quotidien de Bruxelles, plus de 3.000 policiers anti-émeutes ont été mobilisés pour la seule région parisienne, pour prévenir d'éventuelle violences."

Il est vrai que dans les banlieues sensibles en région parisienne, comme dans plusieurs villes de provinces, notamment Saint-Dizier, des rumeurs d'agitation circulent. On sait que, depuis le soir du premier tour, le quartier du Vert-Bois est sujet à de sérieux troubles : caillassages des pompiers, voitures brûlées, etc.

Ajouter cette page à Mister Wong Ajouter cette page à Bookmark.fr Scoop it!