Les conseillers municipaux seront probablement tous présents à cette prochaine réunion car, dans le cas contraire, les délibérations seront votées uniquement en tenant compte des élus présents, comme l'impose la loi.

Une lettre d'Eurofence

Le maire a distribué une lettre que la société Eurofence (principal employeur du canton) a adressé à Jean-Marc Fèvre, conseiller général.

Dans ce courrier du 17 avril, Gilles Schneider, nouveau directeur général de la société, demande au conseiller général "d'intervenir afin de faire régulariser au plus vite" le transfert de propriété de l'usine vers Eurofence.

En 1992, la commune de Doulevant a financé une usine relais pour le compte de notre société", écrit le directeur général. "Il avait été mis en place un contrat de crédit bail immobilier d'une durée de 14 ans qui s'est terminé en septembre 2006.

Un acte notarial devait être rédigé pour concrétiser la levée d'option prévue au contrat de sorte qu'après paiement de cette option, le transfert de propriété soit fait vers Eurofence."

Conséquence de la crise municipale, aucune délibération n'a été votée en ce sens, ce que n'ignore pas le DG d'Eurofence : "j'ai été informé de problèmes internes dans la gestion des affaires de la commune, mais à ce jour nous n'avons aucune nouvelle précise concernant ce dossier."

Le maire n'aurait donc jamais rencontré Eurofence pour évoquer ce problème. C'est pourtant une démarche qui semble nécessaire, ne serait-ce que pour informer ou rassurer le principal employeur du canton.

L'inquitétude d'Eurofence peut alors se comprendre, d'autant plus qu'en décembre dernier, la direction de la société avait confié à Doulevant Info que ce blocage était sans conséquence mais en précisant "pour les prochains mois".

Autrement dit, Eurofence commence à trouver le temps long...

Une péripétie de plus, donc. Et une nouvelle démonstration du manque de lucidité des élus municipaux car, d'une part le maire devait bien s'attendre à ce que cette réunion de trop ne laisse pas l'opposition majoritaire de marbre et, pour leur part, les élus absents savent bien que leur démonstration de force est inutile quand l'avenir du conseil municipal est tout tracé en une ligne droite vers la... sortie. Ou alors est-ce que cette issue serait encore incertaine ?

La question du huis-clos

Que signifie un huis-clos sur la "défense des interêts communaux" ? Ce point de l'ordre du jour, s'il concerne vraiment les intérêts de la commune, donc des habitants de Doulevant, ne peut pas être traité en catimini. Le public a le droit de savoir et le conseil l'obligation, morale sinon légale, de débattre au grand jour des questions mettant en jeux les "interêts de la commune" !

Il est regrettable que les élus majoritaires aient préfèré jouer la carte de la chaise vide. Il aurait été plus judicieux de s'opposer au huis-clos et imposer une délibération publique. Avec un vote négatif au besoin. C'est ce qui devrait se passer dans 8 jours.

Un maire déterminé

Pour ceux qui douteraient de la détermination du maire ou qui penseraient qu'il est "au tapis", José Pillard a rappelé haut et fort qu'il était encore le maire de la commune, précisant : "je resterai en place jusqu'en mars 2008."

Forfanterie ? Le maire a-t-il des informations particulières sur le devenir du conseil municipal ?

Une prochaine rencontre avec le préfet ?

Marie-Hélène Burgeat, contactée ce samedi matin par téléphone, m'a confié que les conseillers opposés au maire ont demandé une audience au préfet de la Haute-Marne. Dans quel but ? "Pour connaître l'opinion du préfet sur la situation actuelle de la commune", explique la conseillère municipale. Interrogée sur la question du huis-clos elle n'en sait pas plus et s'oppose effectivement à ce qu'une question d'intérêt communal soit traitée à huis-clos.

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