Ce courrier du maire fait état des relations avec l'opposition et, surtout, évoque la question des délégations de Virginie Asdrubal.

Pour bien comprendre, petit retour en arrière :

  • Nous sommes le 31 mai 2006. Le préfet de la Haute-Marne a convoqué l'ensemble du conseil municipal à une réunion. Le représentant de l'état adresse aux élus doulevantais un "appel à la raison" et indique qu'il convient de "conserver à l'esprit la recherche permanente de l'intérêt général."

    Après avoir entendu les élus, le préfet constate que "le retrait de délégations (...) à madame Asdrubal a accru les clivages au sein de l'assemblée" et propose plusieurs mesures dont le "rétablissement par le maire des délégations de madame Asdrubal afin de restaurer la confiance au sein du conseil municipal."
  • Passons au 28 juillet 2006. Séance du conseil municipal. D'emblée l'opposition réclame que 3 points soient portés à l'ordre du jour, notamment la réintégration de Virginie Asdrubal dans ses prérogatives.

    Le maire accepte mais, comme toujours, les "débats" sont houleux et chacun s'occupe essentiellement d'agresser son adversaire. Le ton monte, les provocations mutuelles tombent comme des mouches et finalement, l'opposition quitte le conseil comme un seul homme.

    Oui mais... Les questions rajoutées à la demande de l'opposition n'avaient pas encore été abordées.

  • La lettre adressée par le maire de Doulevant le Château au préfet de la Haute-Marne
    Pour voir la lettre
    cliquez sur l'image
  • Le 31 juillet, le maire adresse au préfet de la Haute-Marne un courrier (resté secret jusqu'à vendredi dernier). José Pillard, averti par l'opposition de la prochaine demande de dissolution, tente de prendre tout le monde de vitesse : "Vous allez recevoir, et vous avez peut être déjà reçu, un courrier émanant des membres dissidents de notre assemblée..."

    Et le maire de préciser qu'il avait "prévu une rubrique questions diverses pour permettre à la majorité d'y faire figurer les sujets qu'elle souhaitait voir aborder"

    "En dépit de ces concessions, les conseillers dissidents ont quitté prématurément la salle, en alléguant que ces questions auraient du figurer expressément à l'ordre du jour." Au passage, le lecteur attentif remarquera une subtile divergence avec la relation des faits dans Doulevant Info, concernant le motif du départ de l'opposition. Mais comme chacun sait, maintenant, Doulevant Info n'est qu'un ramassis de m....

    Josée Pillard informe alors le préfet qu'il va reconvoquer le conseil en mettant à l'ordre du jour tous les points demandés par l'opposition "en espérant supprimer ainsi le prétexte à une attitude aussi négative, de la part de la majorité."

    Pour la forme, on peut encore noter une autre subtilité dans la formulation des choses, par le maire. Subtilité qui, à l'évidence, n'est que le fait du hasard : alors que José Pillard s'évertue à parler publiquement de l'opposition comme étant... l'opposition (ce qui agace prodigieusement, semble-t-il, l'équipe de Jean-Pierre Lebrun), dans ce courrier adressé au préfet, on remarquera que le maire consent à considérer ses opposants comme constituant "la majorité" ce qui peut avoir pour effet de donner la (fausse) impression d'un maire consensuel et disposé à l'ouverture d'esprit.

    Pour ma part, je parle en général d'opposition parce que je n'oublie pas que les mêmes qui, hier, ont porté José Pillard à la tête de la mairie, dans des conditions opaques, crient aujourd'hui au loup ! En précisant toutefois qu'à ma connaissance, Jean-Pierre Lebrun n'avait pas à l'époque participé à cette manœuvre.

    Concernant la restitution des délégations à Virginie Asdrubal, José Pillard prend un engagement ferme auprès du préfet :"pour ces dernières, ce sera chose faite quand vous recevrez cette lettre..."
  • 31 juillet convocation du conseil municipal. Mais, contrairement à ses engagements, le maire n'a pas mis à l'ordre du jour les 3 points demandés par l'opposition et n'a pas rétabli les délégations de Virginie Asdrubal.

Un "non" du maire lourd de sens

Il est heureux que la seule élue qui ne fait partie ni de la majorité du maire, ni de l'opposition, ait décidé de porter cette lettre à la connaissance du public ! Il est, en revanche regrettable que, une fois de plus, l'opposition, Jean-Pierre Lebrun en tête, ait d'emblée attaqué Hubert Saget (lui reprochant d'avoir écrit ce courrier) oubliant de poser la question qui paraissait essentielle, qui brûlait les lèvres de plus d'une personne dans le public et que j'ai finalement posée au maire en fin de réunion (puisque l'opposition ne s'était pas résolue à le faire) : "Monsieur le maire, pouvez-vous expliquer pourquoi vous n'avez pas respecté vos engagements auprès du préfet en rétablissant les délégations à madame Asdrubal ?"

Réponse laconique, mais violente dans le sens profond contenu derrière le seul mot pronnoncé : "NON !"

Que dire après ça ? Conseillons à notre maire de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales (s'il n'est pas entre temps frappé d'inéligibilité). Ce n'est même plus une question d'intérêt général, c'est une question de dignité et de respect (s'il en reste encore) envers ces gens qui s'appellent Doulevantais. Des gens qui existent, qui ont droit à un minimum de considération. Des gens que les élus municipaux (je n'ose plus écrire "nos" élus) oublient tout le temps !

(La suite du déroulement de cette séance du conseil municipal dans un prochain article)

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