"Je n'ai été informé de ce problème que cet après-midi", affirme le responsable de l'usine, "il s'agit d'une affaire interne au conseil municipal de Doulevant le Château qui n'a aucune conséquence sur l'emploi au sein d'Eurofence."

Le maire, pourtant, a dernièrement affiché son inquiétude pour l'avenir de l'usine de Doulevant, parlant d'acte grave et de prise de la population en otage.

Plainte : le maire fait de la résistance

Cet après-midi, Jean-Pierre Lebrun, accompagné de Marie-Hélène Burgeat, s'est rendu à la mairie pour consulter le registre des délibérations et en faire des copies "pour joindre à notre plainte", explique le porte-parole de l'opposition.

Mais le maire a modifié les règles d'accès aux docmuments municipaux par une circulaire datée du 18 décembre : "La secrétaire de maire n'étant pas titulaire, les délibérations et autres documents communaux (hormis le cadastre) ne sont consultables qu'en présence du maire ou de son 1er adjoint, le lundi de 9h à 11h."

Le maire était absent et "injoignable", Jean-Pierre Lebrun a téléphoné à Hubert Saget, 1er adjoint. Mais celui-ci a refusé de faire le déplacement : "Je refuse de transgresser un ordre du maire", aurait-il précisé, selon monsieur Lebrun."

C'est donc bredouilles, et pas contents, que sont repartis les deux conseillers municipaux, non sans affirmer que la plainte sera expédiée, pièces ou pas. Expédiée quand ? Bientôt... "Tous le monde n'a pas encore signé la lettre", précise Jean-Pierre Lebrun.

Pour bien comprendre le problème, il faut savoir que l'usine-relais fonctionne un peu comme un crédit-bail. L'entreprise n'est pas propriétaire du terrain et elle règle périodiquement à la commune (propriétaire) un "loyer" ainsi que le remboursement des impôts réglés par la municipalité.

Ce système est encadré par des dispositions contractuelles qui engagent la municipalité et l'entreprise. Un des engagements de la commune consiste à céder le terrain à la société Eurofence à une échéance fixée à l'avance.

C'est cette cession qui est bloquée actuellement du fait de la crise municipale.

En effet, le transfert de propriété doit passer par une délibération du conseil municipal autorisant le maire à régulariser un acte notarié. En votant "contre", le conseil municipal empêche la commune de respecter ses engagements.

Mais, ainsi que l'a indiqué Matthieu Escudié, cela ne porte pas à conséquence. En tout cas, "pas si le problème est réglé dans les mois ou trimestres à venir", précise-t-il.

Alors, aucune crainte pour le moment mais il faudra bien sortir de cette crise dans le courant de l'année 2007, d'une façon ou d'une autre, pour éviter que l'affaire se complique.

Cela passera-t-il par la plainte évoquée par l'opposition ? Peut-être mais, José Pillard, le maire de la commune, fait de la résistance (voir encadré).

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