Il s'agit en fait de 500 parrainages qui doivent provenir d’au moins 30 départements ou territoires d’outre-mer différents. De plus le candidat à la candidature n'a pas la possibilité de rassembler plus de 50 signatures par département. Cette règle des 500 signatures (chiffre fixé en 1976) a été instituée pour limiter les candidatures fantaisistes.

Qui sont les parrains ? On évoque le plus souvent les "500 signatures des maires" alors, qu'en fait, ce sont, non seulement les maires mais aussi les députés, les sénateurs, les membres français du Parlement européen, les conseillers régionaux, les conseillers généraux et les mandataires d’outre-mer qui ont la possibilité de parrainer un candidat potentiel.

Mais comme les maires représentent numériquement la part la plus importante des parrains potentiels, tous les candidats à la candidature les courtisent volontiers !

Les candidats devront présenter au conseil Constitutionnel les signatures obtenues, au plus tard le vendredi 16 mars 2007 à 18 heures.

Ces parrainages seront alors vérifiés et validés par le Conseil Constitutionnel.

Le problème de la publication des noms

C'est la loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel qui fixe les règles de publication des parrainages : "Le nom et la qualité des citoyens qui ont proposé les candidats inscrits sur la liste sont rendus publics par le Conseil constitutionnel huit jours au moins avant le premier tour de scrutin, dans la limite du nombre requis pour la validité de la candidature."

La liste des parrains est rendue publique par le Conseil constitutionnel avant le 1er tour du scrutin et, pour l'élection 2007, elle sera publiée aux environs du 19 mars.

Mais tous les parrainages ne sont pas publiés : si un candidat a rassemblé plus de 500 signatures en sa faveur, le Conseil Constitutionnel publiera 500 noms tirés au sort parmi ces parrains.

Cette limitation n'est pas juste. C'est d'ailleurs l'avis du Conseil Constitutionnel qui estime "qu'une publicité de l'intégralité des signatures serait souhaitable au nom de l'égalité entre présentateurs et de la transparence de la vie démocratique."

En 1988, 1995 et 2002, le Conseil a même affiché dans ses locaux l'intégralité des noms des parrains. Mais le parlement a maintenu l'interdiction faite par la loi du 6 novembre 1962 de publier plus de 500 présentations par candidat.

Il existe un cas qui interdit la publication du nom d'un signataire: l'élu qui a parrainé un candidat et qui décède entre-temps. Dans ce cas de figure, le parrainage est valide mais il ne sera pas publié.

Alors ? Pour ou contre la publication des signatures ?

Cette publication des listes de parrainage pose problème à chaque scrutin présidentiel. D'autant plus qu'avec les outils modernes de communication, ces listes sont diffusées sur Internet et donc accessibles au plus grand nombre et pour longtemps.

On comprend aisément qu'un élu sollicité hésite à soutenir un candidat controversé, comme Jean-Marie Le Pen. Certains y voient un frein à la démocratie. A l'inverse, d'autres soutiennent que le souci de transparence doit prédominer.

Cela dit, on peut estimer que cette publication des noms implique que le signataire prenne sa décision avec un certain sérieux et cela ne me semble pas plus mal.

Le choix de parrainer tel ou tel candidat est un choix personnel. Par exemple, le maire n'a pas besoin d'un vote du conseil municipal pour faire son choix. Mais, à mon sens, il n'en reste pas moins, qu'au-delà de la personne, c'est l'élu qui parraine. Le parrain a été lui-même élu par le peuple. En ce sens, il me semble logique et nécessaire que les électeurs sachent pour qui se pronnonce le maire, le conseiller général ou le député pour lequel ils ont voté.

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