Quelques grandes figures du canton de Doulevant le Château (XXXIII) Comment vivait-on à Cirey (Suite)
Par Hubert Saget, jeudi 16 novembre 2006 à 07:40 - Un peu d'histoire - #579 - rss
Le procureur du roi avait été avisé des vols qui se commettaient au château, et avait déposé plainte auprès du lieutenant-criminel du bailliage de Chaumont.
"Et c'est ainsi qu'en ce bel été de 1736 finit par s'ébranler en direction du château de Cirey du Val de Blaise,le lourd et pompeux appareil de la justice de France", continue Jean Gigot.
J'extrais seulement des dépositions quelques traits suivants, mais lisez cet étonnant article, qui nous change agréablement des éloges dithyrambiques des visiteurs titrés ; Il fourmille de détails qui ont la saveur du "petit fait vrai" dont parlait Stendhal, et le naturel du parler de l'époque.
Qui trouve-t'on à Cirey ? Un groupe de domestiques et de serviteurs, les uns permanents,les autres à temps partiel.Mme du Châtelet les embauchait et les congédiait avec une désinvolture qui agaçait Voltaire: Il n'y avait pas la protection sociale de notre époque !
D'abord , une enfant, la Jeanne Foissy "jeune servante qui est d'un âge très tendre", douze ans seulement !
Sa tante, Jeanne Culard, veuve de Jean Mayance, de son vivant équerreur de bois à Cirey. "La Mayance", comme on l'appelle, ne sait pas écrire.
Puis un gamin,"le jeune chambonin", qui semble être venu au château plutôt pour s'amuser avec "la Jeanne Foissy"que pour y servir, et nous les verrons tous les deux musarder dans le salon ou la chambre de la marquise.
Parmi les serviteurs cités, mentionnons le jardinier du château, aidé de "plusieurs ouvriers" et de trois gardes-chasses.
Plus important semble être Jean Hours,"maître d'hôtel de M. le marquis", nanti de son épouse Adrienne. Jacqueline Drancy et son compère Louis Richard,"maître d'hôtel de la marquise du Châtelet" flanqué de son épouse Louise bertelle, "qui savait signer".
N'oublions pas Michel Finant,"précepteur de M.le comte du Châtelet, fils de M.le marquis", non plus qu'un personnage énigmatique, Pierre Lebrun, âgé de trente-deux ans,"maître-peintre demeurant à Paris".
Jean Gigot s'était demandé s'il ne s'agissait pas de quelque descendant de Charles Lebrun,le grand peintre de la cour de Louis XIV. Mais il n'en a pas trouvé trace. Ne s'agirait-il pas plutôt de ce peintre de l'atelier d'Oudry, venu sur place, d'après Mme de Graffigny,pour achever les tableaux commandés par Voltaire pour orner la salle à manger, que nous y admirons encore ?

















Commentaires
1. Le jeudi 16 novembre 2006 à 19:57, par ----
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