Conseil municipal : Remise en cause de la vente des Granges
Par Michel Tanner, mercredi 25 octobre 2006 à 00:32 - Doulevant le Chateau - #514 - rss
Le conseil municipal de Doulevant s'est réuni vendredi 20 octobre pour une séance sans surprise et sans aucune décision : fidèle à sa politique, les conseillers opposés au maire ont voté contre toutes les propositions émanant du 1er magistrat. Comme l'opposition est numériquement majoritaire, aucune décision ne peut passer sans son aval.
Toutefois, le public, une vingtaine de personnes, n'a pas fait le déplacement pour rien car il a été question de toute autre chose que ce qui était prévu à l'ordre du jour... La sagesse viendrait-elle de l'opposition ?
Mais avant d'évoquer la question des Granges, revenons sur le blocage des opposants au maire.
Pour éviter tout malententu, Didier Guirlinger tenait à préciser : "Nous ne votons pas contre les projets présentés mais nous voterons toujours contre le maire tant qu'il ne démissionnera pas."
Le conseil a donc été fidèle à lui-même : invectives, attaques personnelles et bras de fer verbal étaient au rendez-vous. Si certains on regretté le calme plat qu'affichait le "débat" des candidats aux primaires du Parti Socialiste, à Doulevant, sur le plan du spectacle, nous n'avons pas été déçus.
Mais quel spectacle ! Navrant, tout simplement. Et pas une once de fond, contrairement au vrai-faux débat des prétendants socialistes à la candidature.
Une information a toutefois été livrée au public par Virginie Asdrubal.
Les granges : vendues ou pas vendues ?
L'élue, opposée au maire, a déploré que, depuis un certain temps, on affirme que la municipalité a décidé de vendre les granges pour un euro : "C'est faux !" a expliqué la 2ème adjointe. "Nous avons simplement délibéré en faveur d'un accord de principe. Pour vendre, il faudra une nouvelle délibération autorisant la cession des granges. Rien n'est donc fait."
José Pillard, la maire, a donc lu in-extenso la délibération concernant ce point. Il en ressort, qu'effectivement, le conseil municipal n'a délibéré que sur le principe d'une vente pour un euro symbolique.
Cette décision avait été prise dans la confusion la plus totale, le 28 mars 2006, sur un ordre du jour pour le moins confus. Doulevant Info s'était largement penché sur cette confusion dans un article du 30 mars, ironisant (je l'avoue sans honte, et cela n'avait pas été apprécié de tout le monde) sur le fait que les élus municipaux ne semblaient pas vraiment savoir ce qu'ils votaient.
Il aura quand-même fallu plus de six mois pour savoir ce qui avait été voté par les conseillers au printemps dernier !
L'opposition aurait pu toutefois provoquer cette mise au point bien plus tôt. Mais mieux vaut tard que jamais et je salue l'initiative de Virginie Asdrubal qui a enfin clarifié la situation sur ce point.
Clarifié ? Pas sûr ! Car, comme à Doulevant rien ne se fait plus dans la simplicité, le maire, lui, n'a pas du tout la même interprétation de la délibération sur la vente des granges. Il a été clair sur ce point lors de la réunion de vendredi : selon lui, la municipalité s'est engagée à vendre les granges et ne pourra revenir sur cette décision.
Comme personne n'a réussi à se mettre d'accord sur le fond de ce qui a été voté en mars dernier, le maire va poser la question au sous-préfet et assure qu'il communiquera la réponse du représentant de l'état.
Une sortie honorable possible pour un projet mal engagé
Sur un plan strictement juridique un tel vote de principe n'engage probablement pas la municipalité. Sur un plan plus moral, un engagement de principe doit être respecté (sinon, à quoi servirait un vote de principe ?) sauf élément nouveau. Or, si l'on prend en compte que la destination initiale du projet (maison médicale) n'est plus qu'une douce illusion, on tient là un élément essentiel qui pourrait justifier la dénonciation pure et simple de ce vote de principe, sans passer par la voie judiciaire et sans pour autant manquer à la parole donnée.
L'honneur serait sauf pour tout le monde, le projet pourrait être alors revu (car en soi, le développement du secteur de la place Burgeat est souhaitable) en suivant une procédure plus sereine, plus transparente et où le bon sens règnerait : pour commencer, se poser la question de qui aura la maîtrise du projet (municipalité ? Communauté de communes ?) et définir la répartition des prérogatives dans ce cadre. Ensuite, le contenu du projet en consultant les intéressés et pourquoi ne pas mettre en place une structure élargie comprenant des représentants de la commune, de la communauté de commune, des entreprises de doulevant et alentour, des associations et des habitants, tout simplement ?
Mais je me prends à rêver ! Alors je reviens à la réalité et mets fin à ce billet en gardant dans un petit coin de ma cervelle cette utopie... On ne sait jamais !

















Commentaires
1. Le mercredi 25 octobre 2006 à 12:33, par ----
2. Le vendredi 3 novembre 2006 à 11:12, par ----
Ajouter un commentaire
Les commentaires sont fermés jusqu'au 16 mars à 20 heures.
Respect de la vie privée
En soumettant un commentaire, vous nous communiquez les informations telles que votre nom ou pseudo, adresse email, etc. Nous aurons également connaissance de votre adresse IP
Outre le contenu de votre commentaire, seul votre nom ou pseudo ainsi que l'url de votre site seront rendus publics.
Ces données sont récoltées uniquement pour faciliter l'usage et le bon emploi de cet espace d'expression dans le respect des lois et des personnes. Ces données restent en notre possession le temps de publication du commentaire.
Les commentaires sont publiés pour une durée indéterminée. Ils sont soumis à modération et nous nous réservons le droit de refuser leur publication totale ou partielle en cas de non respect des lois, des personnes ou d'usage détourné (spam, par exemple).
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (Loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978 modifié). Vous pouvez à tout moment demander que vos contributions soient supprimées.
Pour exercer votre droit d'accès, utilisez cet email : Protection vie privée