Cette consultation des habitants a été appréciée : pour une fois, des élus locaux demandent le point de vue du public.

Mais très vite, les commentaires ont fusé car, à la réflexion, il apparaissait que cet effort de communication n'allait pas assez loin. En particulier, les informations sont incomplètes — et comment avoir une opinion constructive si l'on n'a pas en main tous les éléments ?

Le traitement du questionnaire : un dépouillement fantôme

Tout d'abord, un sujet a fait le tour de Doulevant : le dépouillement du questionnaire.

Bien sûr, il ne s'agit pas là d'un sondage ou d'une élection. Cela ressemble plutôt à une étude de marché dont la question sous-jacente serait : le café-restaurant-traiteur étendu à 70 couverts est-il viable ?

Mais il n'empêche que des assurances de transparence quant au traitement de cette enquête, auraient apporté un peu plus de sérénité autour de cette démarche. L'idéal aurait été de procéder à un dépouillement dans des contitions similaires à une élection : urne, dépouillement en public, etc.

J'ai proposé au président que, à défaut de faire cela en public, on invite au moins la presse à ce dépouillement dans un souci de transparence. Mais, visiblement, cela ne semble pas être la préoccupation de nos élus locaux... Pourquoi ? L'opinion du public sur ce projet d'extension est-elle un sujet tabou ?

Certains le pensent ou le disent déjà en discutant ça et là : "si l'on ne nous dit rien c'est que l'on nous cache quelque chose. C'est que l'on nous donnera un résultat qui arrange les initiateurs du projet."

Loin de moi de faire un procès d'intention mais une chose est certaine : quel que soit le résultat publié — car il est impensable qu'il ne soit pas rendu public — celui-ci sera entâché de doute et de suspicion.

D'ailleurs, en y réfléchissant, il m'est venu à l'esprit une chose toute simple : y a-t-il eu seulement un dépouillement ? A la réflexion, probablement que non. En effet, les questionnaires devaient être retournés soit par courrier postal, soit déposés à la mairie de Doulevant. Aucune enveloppe spéciale, pas de mention d'une urne quelconque... Tout laisse à penser que les formulaires retournés ont été réceptionnés, lus et comptabilisés au fur et à mesure...

Même la date de la fin de la consultation est floue : nous devions répondre dans un délai de 15 jours mais... Ils ont été distribués sur une période de plusieurs jours.

De plus, si cette consultation est anonyme, certains renseignements demandés, comme la profession, limitent la portée de cet anonymat dans la mesure où nous sommes en zone rurale.

Personnellement, tenant compte de tout cela — et du fait que je n'ai pas eu de réponse à ces questions et observations — j'ai décidé de ne pas participer à cette opération sujette à caution. Au-delà de mon point de vue personnel sur le fond du projet, je n'ai donc pas renvoyé le questionnaire.

D'ailleurs saura-t-on combien de personnes ont répondu ?

Qui est à l'initiative de cette enquête ?

Une autre question a fait le tour des discussions : qui est à l'initiative du questionnaire ?

Des hypothèses on vu le jour. Je n'en ferai pas état dans cet article, n'ayant pas pour habitude de rapporter des rumeurs. Or ces hypothèses prennent la forme de rumeurs et ce n'est pas étonnant car la lettre accompagnant l'enquête n'était pas vraiment claire sur certains points.

J'ai également fait état de ces "différents bruits [qui] courent quant à l'origine et la motivation de ce questionnaire" , dans mon email au président et j'ai demandé ce qu'il en était. Mais toujours pas de réponse...

La démocratie est un exercice bien difficile, c'est bien connu, mais c'est un mal nécessaire. Hélas ! On fait bien souvent l'impasse quant à sa mise en œuvre !

Des réponses ce soir ?

Peut-être aurons-nous quelques éclaircissement ce soir, à la réunion publique de la communauté de communes. L'ordre du jour ne fait pas mention de ce point mais on peut toujours espérer...

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