Je signale au passage que le rôle de la presse est d’informer son lectorat et non de le caresser dans le sens du poil.

Pas moins de 18 auditeurs s’étaient déplacés pour assister à cette séance, qu’ils pressentaient au moins aussi houleuse que la précédente, sinon plus, et ils en sont restés pour leurs frais, car la curée n’a pas eu lieu.

Etait-ce la présence dans la salle d’un journaliste de métier qui a paralysé les belligérants, ou la tension et l’exacerbation retombées depuis le dernier conseil comme un vulgaire soufflet, mais la séance d’hier s’est déroulée dans de presque bonnes conditions, tout en demeurant sur une prudente défensive.

Il faut tout d’abord retenir que les élus sont décidément appelés à se prononcer sur des sujets gravissimes, sans en connaître véritablement les fondements, quitte à se montrer par la suite fort marris de ces décisions pour le moins hâtives.

Nouvelles compétences de la communauté de communes

Personne ne connaît exactement le but du vote, ni l’implication de ses conséquences, mais les élus, bloqués par une date butoir imposée par la communauté de communes n’avaient pas réellement le choix de leur décision.

Le premier adjoint a cependant soulevé finement le fait que , dans cette "maison médicale", qui, à l’arrivée, ressemblera plus à un caravansérail, il serait question d’accueillir, aux frais du contribuable, des professions libérales et privées.. On attend confirmation et explications !

De toute manière un élu a fait remarquer que, si ces granges devaient loger tous ceux qui prétendent à l’occuper, la place serait exiguë, même en construisant un étage. Et puis il ne faut pas oublier que, grâce à la présence dans l’église toute proche d’une rosace historique, nul ne peut depuis quelques années construire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment en notre bon village… Alors attendons la suite des évènements.

Il est permis de se demander quand les habitants pourront enfin assister à une réunion publique avec les élus, la communauté de communes, et des intervenants de qualité, pour mettre à plat ce projet nébuleux, et connaître enfin qui y participera, qui réglera l’addition, qui gérera ensuite, et savoir ce qui restera de la Place Burgeat lorsque les "emprises nécessaires à la réalisation" auront été définies ? Cette place qui risque de s’amenuiser comme une peau de chagrin selon l’évolution de cet ambitieux et dévorant projet.

Installation et emplacement de la déchetterie mobile

Enfin un vote utile ! Dommage comme le souligne un élu de l’opposition que cela ait pris tant de temps. Il y a des mois que ce vote aurait pu avoir lieu, sans la carence, l’entêtement ou le laxisme de certains. L’essentiel est qu’il ait eu lieu..

Horaires de l’employé communal

En dépit d’un vibrant plaidoyer du premier adjoint en faveur de son fils, les élus ont décidé de voter contre. Je n’ai pas à analyser cette décision mais je tiens cependant à rappeler que (papa dixit) le dit employé communal continuera cependant, comme par le passé, à assurer bénévolement le remontage plus que fréquent de l’horloge du clocher, avec tout ce que cela implique comme fatigue (marches à gravir.. et à redescendre), ainsi que les sonneries des cloches (angélus, messes, mariages, deuils, etc.).

Je me souviens que ce dévoué bénévole s’était plaint amèrement en son temps de cette situation anachronique, et m’avait exprimé son "ras le bol" justifié.

Alors il faut vivre au rythme de son époque. D’autres communes voisines (par exemple Courcelles sur Blaise) ont depuis longtemps résolu le problème grâce à l’automatisme, à la plus grande satisfaction de tous. Pourquoi pas Doulevant ?

Le maire délégué de Villiers aux Chênes a soulevé le cas du travail effectué dans la commune par les trois employés de la "brigade verte" de la communauté de communes en signalant que ces jeunes travailleurs avaient effectué l’an dernier sur Doulevant/villiers aux Chênes 500 heures de travail . Cette année seules 30 heures ont été comptabilisées. Cherchez l’erreur…!

Il a aussi signalé son exaspération de devoir sans cesse racheter des stocks de peinture et des pinceaux qui mystérieusement se volatilisent sans aucun usage justifié... Ô fugacité des choses!

Il serait quand même urgent que le maire, eut égard à la proximité du siège de la communauté de communes avec son bureau propre (20 mètres à vol d’oiseau) puisse rencontrer au plus vite le président de cette communauté, pour résoudre ce problème important... Et s’il n’y avait que celui-là !

Subvention aux aînés ruraux

Les explications sur les mécanismes de transferts de comptes entre la CCAS et le budget communal au sujet de cette subvention, paraît-il déjà votée en son temps, m’ont semblées très nébuleuses, et je me suis perdu corps et biens dans ce dédale administratif (Je pense ne pas avoir été le seul).

La seule chose qui a été claire est que les aînés ruraux n’auront rien.

Reste à savoir comment cette fraction non négligeable de l’électorat doulevantais encaissera le coup… La réponse à cette question se trouvera sans doute dans les urnes.

Dans le chapitre des questions diverses :

le maire a lu un courrier émanant d’un habitant du village se plaignant du stationnement intempestif des véhicules sur le trottoir de sa propriété nouvellement acquise.

Mais le premier magistrat a oublié de préciser quelle suite il comptait donner à ce courrier…C’est quand même aussi important que la lecture du dit courrier !

Une fois de plus un coup d’épée dans l’eau qui ne fait pas beaucoup progresser la machine… Pour le constructif à Doulevant on est prié de repasser !

Absence pour maladie de la secrétaire de mairie

En attendant le rétablissement de la secrétaire de la mairie, une jeune femme de Doulevant assure l’intérim un jour par semaine. Mais le courrier et les paperasses s’amoncèlent…

Au lieu de se lamenter sur cet état de fait, et d’envisager, si cette absence devait perdurer, de créer une embauche pour la fin de l’année, il serait plus constructif de la part du conseil et de son maire, qui se veut opérationnel et capable, de se prendre par la main, et de se partager la tâche. Il devrait être facile de faire à dix bénévolement le travail que la secrétaire en place effectuait seule ? (Encore une bonne occasion de perdue !)

Cela dit chacun souhaite à la secrétaire souffrante un prompt rétablissement.

Un élu de l’opposition, pompier de surcroît, a posé au maire une question fort embarrassante

Et-il exact que le maire a demandé tout récemment aux pompiers de Doulevant de remplir aux frais de la commune une piscine privée ?

Deux possibilités pour cette énigme : ou bien l’élu pompier, qui a refusé d'obtempérer, a reçu de la part de ses collègues et subordonnés des informations erronées et mensongères, et dans ce cas il ferait bien de faire au plus vite le ménage dans le centre de secours, ou bien le maire, en niant massivement avoir donné un tel ordre, comme il l'a dit publiquement, fuit ses responsabilités, et ce serait encore plus grave. Une enquête est en cours paraît-il... Solution au prochain conseil … Ou jamais !

Au cours de cette séance du conseil le maire, trouvant sans doute l’opposition trop sage, a, comme il l’a fait souvent par le passé, "titillé et asticoté" avec une phrase à vocation provocatrice les élus qui n’en demandaient pas tant.

Et il a été rappelé à l’ordre par un conseiller qui lui a fait remarquer "pourquoi nous agresser.. Nous n’avons encore rien dit !" Ce qui démontre que tous les torts ne sont pas forcément d’un seul côté (mais cela ne prouve nullement que la vérité est détenue par l’autre fraction... Distinguo).

Hors séance, un habitant du village a vertement interpellé le maire, avec rigoureusement, mais en beaucoup plus appuyé, les mêmes termes que ceux utilisés par ce conseiller pénalisé par une plainte pour diffamation, et ce devant beaucoup plus de spectateurs et un journaliste.

La question que je me pose est : sera-t-il aussi poursuivi avec à la clé le dépôt d’une plainte identique, avec affichage public (version moderne du pilori infâmant d’antan), ou existe-t-il deux poids et deux mesures selon que… ?

Pour terminer sur une note d’humour :

Le conseiller qui a écopé de la plainte a finement signalé au maire que celui-ci avait dimanche soir, dans le village, mis à prix sa tête (au conseiller) pour 5 000 dollars, comme au bon vieux temps du Far-West avec les affiches "WANTED DEAD OR ALIVE" Pour une fois je suis d’accord avec ce conseiller de l’opposition, par les temps qui courent ce n’est pas cher payé, et même un tantinet injurieux.

Le maire a répondu qu’il reverrait à la hausse le montant de la récompense.. L’honneur est sauf !

Ouf, c’est fini pour aujourd’hui

« Elle est pas belle la vie ? »

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