Depuis de nombreux mois les affaires de la commune sont paralysées par une crise majeure, aux multiples rebondissements, et qui pourrait facilement prêter à rire, si les enjeux n’étaient pas aussi vitaux pour la collectivité dont nous faisons partie.

Qui a tort.. Qui a raison ?

Je ne réside à Doulevant que depuis douze ans, et ne suis donc pas encore assez au fait de toutes les haînes ou obscurs ressentiments nourris par des familles depuis des générations, pour avoir le pouvoir de "séparer le bon grain de l’ivraie". D’ailleurs bien malin qui pourrait le faire au sein de cet imbroglio inextricable, cette ascension verbale, qui a atteint vendredi dernier des sommets, et a justifié de la part de celui qui s’est senti agressé, le dépôt d’une plainte à l’encontre du présumé "fauteur."

Que réserve l’avenir ? La panoplie des coups bas, des chausse-trappes et autres pièges n’est sans doute pas encore complète ! Mais au lieu de faire une fixation sur l’éviction du maire en place, que l’on pourrait concevoir dans le cadre d’une dissolution de tout le conseil municipal, qui se préoccupe du devenir de "l’après-maire"?

Si la recette miracle pour préserver l’avenir consistait à remettre dans un chapeau la totalité des belligérants, remuer vigoureusement et repasser aux urnes, sous le principe "on prend les mêmes et on recommence", cela se saurait, et il y a belle lurette que d’autres communes l’auraient déjà expérimentée à leur profit.

Chacun dans cette aventure a donné la preuve de sa vindicte, et de sa mauvaise foi, et s’y est finalement grillé les ailes, électoralement parlant.

Il serait regrettable que dans un petit village de 400 âmes on ne puisse trouver assez de sang neuf pour régénérer dans sa totalité un conseil municipal moribond.

Bien sûr la place de maire dans une modeste commune n’est guère enviable, et ce n’est certes pas l’appât du gain qui peut motiver un possible candidat à cette fonction, plus exposée aux reproches qu’aux louanges.

Trouverons nous à Doulevant le Château le candidat idéal ? Il faudrait qu’il puisse se montrer à la fois intellectuel (sans se montrer pédant), manuel (sans être le "boy" de ses administrés), intègre (cela va de soi), avec assez de bon sens et de diplomatie pour faire avorter les conflits naissants, et de fermeté pour tenir bon lorsque la machine dérape, avec en plus un zeste d’humour pour désamorcer les railleries qui ne manqueront pas de fleurir, et surtout beaucoup de charisme, d’abnégation et d’écoute… Un vrai sacerdoce !

Si cet oiseau rare existe, et consent à s’engager dans cette difficile entreprise, il peut déjà compter, quel qu’il soit, sur ma modeste voix aux futures élections, et mon aide inconditionnelle dans la mesure de mes moyens.

Sinon, dans l’état actuel des choses, ce ne sera pas la dissolution qui réglera le problème… Bien au contraire.

Contempler la fleur de tournesol...

En attendant de rêver à ce monde meilleur, il faut se contenter de petites joies, à saisir dès qu’elles se présentent :

La bonne surprise de l’amitié sans calcul de personnes sur qui on ne comptait pas forcément (pour compenser la désertion d’amis passés ostensiblement dans un autre camp), le sourire extasié d’un gosse ravi d’être pris en photo pour "être dans le journal", une parole de sincère réconfort pour les jours de cafard où tout va mal, ou plus simplement le plaisir de contempler une belle fleur de tournesol, au soleil couchant, comme ce fut le cas sur la route de Sommevoire il y a quelques jours.

Comme le serine chaque jour sur les antennes une publicité devenue célèbre : "Elle est pas belle la vie ?"

Photo P. Desagher

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