Une heure quinze de palabres stériles pour décider ou non de délibérer sur le principe de l’approbation du compte-rendu d’une réunion précédente…Avec des articles déjà votés (de leur plein gré) par ces ergoteurs nés.

Une heure quinze entrecoupée d’intermèdes tragi-comiques dignes d’une criée poissonnière, avec reproches, attaques virulentes, exigences de démission immédiate, insultes cinglantes, à la limite de la diffamation, de la part de celui qui manifestement s’était fait le chantre de l’opposition, avec, en demi-teinte, de temps à autres, une musique de fond orchestrée en sourdine, sur le thème d’un lamento : "Nous avons été mis au tribunal…Nous défendons le bien des habitants ... On nous ment" et autres joyeusetés du même acabit…

Et puis les appels incessants à la démocratie (qui, là ou elle est, doit se voiler pudiquement la face devant tant de turpitudes). Du grand guignol, qui aurait pu être risible, si l’on excepte le fait que l’avenir d’une commune de plus de 400 âmes dépend de cette brassée d’énergumènes pour le moins farfelus.

Démission - Dissolution : Match nul, balle au centre
Par Michel Tanner

Non ce n'est pas du match de foot Lyon-Milan, ni de la démission du premier ministre ou de la dissolution de l'Assemblée Nationale dont il s'agit ici mais de l'impression qui persiste après la séance du conseil municipal de Doulevant le Château, qui s'est tenue le mardi 28 mars.

D'un côté une opposition, qui se déclare ouvertement comme telle, forte de six conseillers, confortés à leurs yeux par la dernière décision du tribunal administratif de Châlons en Champagne. Six conseillers qui n'ont eu qu'un seul discours, asséné tel un marteau pilon : DEMISSION !

En face, le maire, bien seul, entouré d'une non-majorité pour le moins silencieuse. Un maire qui n'avait de cesse de dire qu'il ne démissionnera pas et qui brandissait encore la menace de la dissolution de l'assemblée communale.

Le match était bien nul car tout ceci s'est déroulé sous un fond de désordre total, d'invectives et de mots doux et d'attaques personnelles dont le Doulevantais n'a que faire !

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Et les votes ! Parlons en : Des discussions sordides et dignes de marchands de tapis pour décider d’un prix de vente à 3 ou 5 euros le M2 à une jeune couple décidé (pure inconscience propre à la jeunesse, au milieu d’un tel marasme) de venir s’installer à Doulevant, avec, au résultat final, une vente adoptée à 5 euros par six voix pour et quatre contre. L’affaire du siècle pour ces 1 618 M2 qui rapporteront à la commune 8 090 euros (si les futurs acquéreurs déçus veulent toutefois persévérer dans leur projet téméraire).

Le point le plus important, les compétences médicales accordées à la communauté de communes, a été voté quasiment à la sauvette (8 voix pour, 1 contre et 1 abstention) et pratiquement escamoté, sans véritable discussion sérieusement étayée par des écrits ou des analyses crédibles.

Les habitants ont eu droit dans la foulée à un brillant cours de sémantique, pour distinguer les termes : transfert de compétences (ce qui laisse supposer l’abandon pur et simple des droits en la matière par la municipalité, au profit du preneur), et la dialectique sournoise "attribution de nouvelles compétences", terme qui pourrait laisser entendre que la commune conserverait en la matière un (mini) droit de regard. Ah les subtilités de la langue française…

De toute façon personne ne sait qui a employé le premier ou choisi l’une ou l’autre de ces locutions. Alors qu’un point capital : La rétrocession demandée par la communauté de communes (qui ne manque pas de toupet) pour un euro symbolique des granges appartenant à la municipalité, a été furtivement et rapidement occultée en catimini, tout comme si les élus avaient honte de brader le patrimoine de leur cité au profit d’une entité éminemment riche, mais diablement vorace.

Tant qu’à faire, puisque tout le monde s’accorde sur l’intérêt de créer un ensemble médical, dans une nébuleuse habilement dissimulée au milieu d’ un flou artistique voulu, histoire de noyer le poisson (voir la notion de "services publics" et ce qu’elle englobe), au moins que la commune, pour le prix de sa servilité, en retire quelques espèces sonnantes et trébuchantes, qu’elle saura certainement utiliser au mieux de ses administrés (enfin on l’espère..)

Une autre réunion est prévue pour vendredi 31 mars au soir. Ce sera le moment de voter (ou non) le budget… Un moment décisif s’il en est, et une affaire à suivre !

Que sortira t’il de cette marmite du diable ? Bien malin celui qui peut prédire aujourd’hui l’avenir de cette municipalité, globalement incapable de cohabiter et de gérer le quotidien et juste bonne à en découdre en toute occasion.

A quel saint se vouer ? Dissolution ? Mise sous tutelle ? Hibernation de toutes les affaires latentes en attendant le jour (qui heureusement viendra) où les électeurs échaudés se rendront à nouveau aux urnes, pour élire des hommes nouveaux, soucieux avant tout de l’avenir de Doulevant le Château et de ses habitants. C’est mon modeste mais sincère souhait.

En attendant l’arrivée de ces moments meilleurs, il faut y croire... et croiser ses doigts pour conjurer un sort actuellement hostile.

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