En revanche le village a des origines fort anciennes, puisqu'il était déjà, à l'époque gallo-romaine, le chef-lieu du "pagus blésencis" (pays blaisois). Quand on sait que les romains avaient érigé en "pagus" les anciens districts gaulois, cela donne une idée de sa haute antiquité.

Au IXème siècle Doulevant devient le chef-lieu d'un comté qui coincide à peu près avec le "doyenné de la rivière de Blaise", formé de 24 communes, y compris Vaux sur Blaise et Domblain, pour finir en 1793 sous la forme de l'actuel canton, avec seulement 19 villages. Faut-il ajouter qu'il s'agissait alors de villages beaucoup plus peuplés qu'aujourd'hui: Il y avait plus de 800 habitants à Doulevant et autant à Cirey.

A l'apogée de la production du fer en Haute-Marne, vers 1850, le canton comptait 7500 habitants. Il s'y trouvait 7 hauts-fourneaux, dont deux étaient à Doulevant, qui fournissaient 2500 tonnes de fonte et 250 tonnes de fer en barres. Un fer de très haute qualité, car produit au charbon de bois, et donc exempt des impuretés introduites par le charbon de terre, qui sont un catalyseur de la rouille.

Un seul d'entre eux a survécu, au hameau de "La Forge", sous la forme de l'usine Simon, dont on entendait dans ma jeunesse le bruit rythmé du marteau-pilon, "que le vent du Nord portait de feuille en feuille", comme dans Le cor - poème de Vigny - car la forge est située juste au Nord de Doulevant.

Le dernier maître de forges de Doulevant, Hubert Simon, fut le fondateur d'Eurofence, de sorte qu'entre les anciennes usines à fer et notre moderne entreprise de pose de clôtures grillagées, il existe une filiation repérable.

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